Ceci est uniquement le début de l'histoire, je rajoute la suite sur cet article seulement dès que j'écris.

Ceci est uniquement le début de l'histoire, je rajoute la suite sur cet article seulement dès que j'écris.
- Jade... Tu sais très bien que cette soirée est importante pour moi.
- Plus importante que moi donc... Merci.
- Mais non, arrête tes caprices, tu sais bien que je ne peux pas annuler.
- Très bien n'annule pas. N'y va pas.
- Ecoute...
- Je n'en peux plus... Je crois vraiment en toi et en ta carrière... Mais ça me bouffe... Je veux que tu sois avec moi quand j'en ai besoin... Ce soir, plus que n'importe quels soirs. Mon frère est mort, Jason !
- Je le sais... C'est pour ça que... J'aimerai que tu viennes avec moi...
- Pourquoi faire ? Fêter son décès en boîte de nuit ?
- Je suis désolé...
- Pas autant que moi.

La jeune fille, au bord des larmes, sort de la pièce. Elle aimerait être capable de lui dire non, mais c'est impossible, elle n'a jamais su aller contre la volonté de celui quelle aime. Quand ils ont couché ensemble pour la première fois, elle n'a pas su lui dire non, alors qu'elle n'avait que 14 ans et qu'elle ne se sentait pas prête. Quand il lui a ordonné de quitter sa famille pour vivre dans un garage pourri et humide avec lui, elle n'a pas su dire non. Elle n'a pas non plus su contrer sa volonté, lorsqu'il lui a dit « viens avec moi en Angleterre, je vais passer professionnel ». De toute façon, il ne lui a jamais rien demandé, juste imposer. On dit que l'amour rend aveugle, dans son cas, ça la rendue muette. Mais ce soir, c'était l'obligation. Elle ne devait pas céder, pour son petit frère... Elle s'enferma donc dans la chambre, comme une ado en mal de vivre prématurément isolée. D'ailleurs, c'est ce qu'elle est, une adolescente isolée, elle vit sans vraiment vivre, seule du haut de ses 17 ans. Son frère de 14 ans, David, est mort d'une overdose. Fin très courante dans le quartier chaud de la banlieue où vivaient la famille de Jade. Mais elle savait qu'elle ne s'en relèverait pas. La dernière fois qu'elle avait vu son frère, c'était il y a 2 ans, lors de son départ de la maison. David était alors âgé de 12 ans, il l'avait supplié de ne pas le laisser tout seul, qu'il aimait sa grande s½ur plus que tout et qu'il ne voulait pas qu'elle parte. Jade, bouleversée par cette déclaration, avait bousculé David sans rien répondre pour partir au plus vite de son ancienne maison avant d'éclater en sanglot. David a peut être pris ce silence comme un amour fraternel non réciproque, et a commencé à mal tourné ? Si c'était ça, Jade ne se le pardonnerait jamais. Elle entend des pas qui se rapproche de la porte. Elle reconnaît immédiatement la démarche légère de Jason, de toute façon, qui d'autre y aurait-il pu y avoir ici ? Elle n'a pas d'amis, ne sort jamais et ne prend plus de cours depuis que Jason lui avait dit que le système scolaire Anglophone était défaillant. Quand à Jason, ses amis étaient son clavier, sa voix, et son producteur. Il passait ses journées à enregistrer et ses nuits dans des soirées peoples, soit disant pour « se faire connaître ».

- Jade. On doit y aller. Cesse tes enfantillages, sinon je pars sans toi.
- Pars alors.
- Très bien.

Sa réponse est sèche. Quand elle commence à l'entendre s'éloigner, Jade panique. Elle a déjà perdu quelqu'un qu'elle aime aujourd'hui, elle ne veut pas en perdre un deuxième. Alors, elle ouvre la porte, et dévale les escaliers. Il l'attend devant la porte, un sourire triomphant sur les lèvres.

- Je savais que tu viendrais. Tu me suivras toujours.
- Probablement.

Elle le suit dehors, tête basse. Ce soir, comme tous les autres soirs, elle a craqué. Ils montent dans la voiture qui démarre aussitôt. Jade pleure en regardant par la fenêtre. Jason s'en fout, il triture nerveusement sa veste, et se recoiffe (ou plutôt se décoiffe) au moins 15 fois avant d'arriver devant la boîte. Ils entrent par la porte VIP, car Jason est un habitué. Dès qu'ils rentrent, une douzaine de filles pratiquement pas habillées sautent sur le jeune homme et l'emmènent au loin, sous le regard humide de Jade. Excédée, la jeune demoiselle court pratiquement vers le bar. Que peut-il trouver à toutes ces filles ? Elles sont si... Exubérantes. Tout le contraire de moi... Il aime peut être ça justement, qu'elles soient tout le contraire de moi... Peu importe.

- Un double whisky, s'il vous plaît.
- Tout de suite.

Jade le descend à une vitesse affolante.

- Un autre s'il vous plaît.

Elle le vide tout aussi vite.

- Encore un...

Elle commence à se sentir mal mais s'oblige à continuer d'enchaîner verres sur verres. Au bout d'un certain temps, elle jette un coup d'½il autour d'elle. Tout le monde danse, sauf quelques personnes, qui, comme elle, picolent. Elle se retourne et regarde parmi la foule de danseur, mais ne distingue pas Jason. Tant pis pour lui, elle repartira seule, et à pied s'il le faut. Il n'est pas question qu'elle passe une minute de plus pour une alcoolo. Elle tente alors de se lever, mais vacille, et manque de tomber par terre. Seulement, quelqu'un qu'elle ne connaît pas la rattrape de justesse. Elle ne le distingue pas très bien à cause des effets de l'alcool, mais elle remarque sans peine ses longs cheveux bruns coiffés en longs pics, ses vêtements noirs, et ses beaux yeux bleus.

- Ca va ? Tu peux te redresser ?

Un moment étourdie, elle ne répond pas. L'homme lui sourit.

- Tu devrais sortir un moment.
- Hihihi, possible...
- Tu es saoule.
- Exacte... Tu es picasso ! Euuuh... Perpendiculaire... Ou per...
- Perspicace ?
- Oui voila !
- ... Va prendre l'air.

Elle tente de faire ce qu'il lui suggère, seulement ses jambes se dérobent de nouveau sous elle. Il observe la scène avec le plus grand sérieux, néanmoins il a toujours ce sourire... Troublant. Il l'aide à sortir dehors. Jade s'étonne :

- Tu ne retournes pas à l'intérieur ?
- Je suis curieux de savoir comment tu vas rentrer.
- A pied !
- Tu habites où ?
- En Amérique, dans le Bronx.
- Tu es sérieuse ?
- Enfin, c'est là où il y a ma mère, mon père et mon frère... Ah non, c'est vrai, mon frère n'est plus là bas...
- Où est-il ?
- Là haut.

Jade pleure toutes les larmes de son corps, tandis que l'homme la prend dans ses bras.

- Comment tu t'appelles ?
- Jade...
- Tu habites où, aujourd'hui, Jade ?

Il lui caresse tendrement les cheveux pour tenter de la calmer et de la rassurer. Mais rien n'y fait, elle est inconsolable.

- A Liverpool.
- Mais c'est loin ! Sois sérieuse, tu ne vas pas faire Londres – Liverpool à pied... Je vais te raccompagner. Je vais prévenir mes potes qu'on rentre.
- Ah nan, faut pas te déranger pour moi... Hihihi...

Elle rit et pleure en même temps. Le jeune homme sourit toujours, son sourire s'agrandit de plus en plus d'ailleurs. Elle n'y fait pas attention, rien ne compte d'autres pour elle que son petit frère disparu à jamais. Le jeune homme s'engouffre de nouveau dans la boîte de nuit. Il localise rapidement Jillian, Jared et Matt, à une table, en train de fumer des joints et de se passer à la ronde une bouteille de Vodka. Autour d'eux, des dizaines de filles en tenues courtes gloussent et profitent de la cam gratuitement. Et voila, il s'absente deux minutes et ils sont déjà en train de dilapider la marchandise.

- PUTAIN MAIS C'EST QUOI CE BORDEL ?
- Relaaaax Seb', viens profiter de cette magnifique soirée avec nouuus...

Sébastien ne répond pas, range la marchandise dans le sac, fracasse la bouteille contre le mur, empoigne ses amis d'une main ferme et les traînent à l'extérieur.

- T'es fou, tu fous quoi toi ! Laisse moi avec Jessica...
- C'était Angelina, Matt !
- Mais naaaan, c'était Petra...
- ASSEZ ! Ecoutez moi, j'ai une fille...
- On avait dit pas ce soir, Seb.
- Mais elle est irrésistible.
- Elle est défoncée ?
- Surtout complètement saoule.
- Je vois, ben alors amuse toi bien, mais essaie de pas te faire prendre par la police cette fois parce que mon oncle en a ras le cul de toujours payez tes frais de sorti. Un violeur, ça sort pas gratuitement.
- Va te faire foutre. Vous rentrerez en stop.
- A pied, tu veux dire ! Personne veut jamais nous prendre, pas même les taxis !

Les trois mecs défoncés éclatèrent de rire et commencèrent à s'éloigner. Pendant ce temps là, Jade s'est calmée, et reprend tout doucement ses esprits, assise par terre dans un coin. Sébastien la rejoignit assez vite, des clefs de voiture à la main. Elle ne sait pas s'il est sobre, mais il a l'air en état de conduire. Il lui tend la main pour l'aider à se relever. Tout deux se dirigent ensuite vers le parking. Il la fait rentrer dans une voiture quelconque, de toute façon, Jade, même sobre, n'aurait pas pu se rappeler de la voiture. Ce n'est pas son truc. Et ce soir, plus que tout, son esprit est embrouillé par l'alcool et la douleur. L'homme démarre. Jade rassemble ses esprits pour entamer une conversation qui tienne à peu près la route.

- Comment tu t'appelles ?
- Sébastien.
- Tu habites où ?
- Oh, pas loin.
- Tu es sûr que ça ne t'embête pas de m'emmener jusque là bas ?
- Eh bien justement, je viens de m'apercevoir que je n'aurai pas assez d'essence pour aller jusque là bas et encore moins pour revenir...
- Oh, je suis désolée... Eh bien dans ce cas, tu peux me déposer dans l'hôtel le plus proche, j'appellerai Jason pour qu'il vienne payer demain matin.
- Qui est Jason ?
- Celui avec qui je vis en ce moment.

La conversation s'arrête là. Jade a bien essayé de la relancer, mais Sébastien n'y met vraiment pas du sien, et reste muet. Elle n'insiste pas. Sauf quand elle se rend compte qu'ils sont sortis de Londres et qu'ils roulent vers la campagne, assez à l'ouest de l'Angleterre.

- Où tu vas ? Il a bien des hôtels à Londres.
- Pas question que je laisse une jolie fille comme toi dans un de ses premier prix mal famés.
- Mais où on va alors ? Liverpool, c'est pas de ce côté.
- On va chez moi.

Jade se tait. Les battements de son c½ur commencent à s'accélérer. Elle ne peut pas partir avec un parfait étranger, saoul, chez lui, à des centaines de kilomètres de chez elle. Jason ne lui pardonnerait sûrement pas. Elle ne s'inquiète pas du tout de ce que pourrait faire Sébastien une fois là bas, elle le considère comme une âme charitable, qui l'héberge pour la nuit. Enfin, ils arrivent dans une ville minuscule, complètement perdue en pleine campagne. Jade à maintenant complètement dessoulée. Elle commence à se rendre compte que d'aller chez Sébastien n'est peut être pas une bonne idée après tout... Mais elle sait que c'est trop tard. Il ne lui arrivera rien de mal, Seb à l'air d'être quelqu'un de normal. Pourtant elle se jure de ne plus recommencer à se bourrer comme ça. Ils entrent dans l'immeuble où réside le jeune homme. Ca devait être magnifique... Il y a 50 ans. Une très vieille résidence abandonnée sûrement uniquement habitée par les rares SDF du coin. L'ascenseur ne marche plus alors ils sont obligés de prendre l'escalier. Les bottines de Jade claquent sur le sol en marbre. Elle manque à plusieurs reprise de tomber, elle n'a peut être pas vraiment bien décuvée. Elle ne sait plus, maintenant, à cette heure de la nuit et dans ces circonstances, elle préfère ne plus penser. Tandis que Sébastien lui sert un verre, qu'elle descend d'un trait tant sa gorge est assoiffée, elle cogite. La logique empêche tout le monde de croire en ses rêves, alors, elle ne réfléchira plus. Et au petit matin, David sera là... C'est ainsi que son cerveau cessa de fonctionner normalement, à cause de son nouvel état d'esprit ou à cause du drôle de goût qu'avait ce verre, ou même à cause de la piqûre qu'est en train de lui faire Seb. Mais au moins, elle ne pense plus. Quel bonheur.



Tout est flou. Aucun son de lui ne parvient vraiment, ou alors elle entend sans écouter. Parfois, elle émerge, quelques minutes, et reprend conscience sans jamais vraiment comprendre. Le coma est une sorte d'anesthésiant. Sébastien aussi le sait, il est accro à ça, lui aussi. Il voulait juste en faire goûter un peu à jade. Il avait mis une grosse dose, de sorte à ce qu'elle ne se réveille pas. Mais elle a l'air solide, cette petite. Peu importe. Rien ne lui importe hormis son propre plaisir, sa propre douleur, ses propres envies. Il l'a drogué, puis violé, et ce pendant une semaine. Maintenant, il ne sait pas vraiment quoi faire. Chaque fois qu'elle reprend ses esprits, il lui réinjecte son héroïne, celle de sa réserve personnelle. Au final, il n'en a plus même pour lui, il en a pourtant besoin, alors il est a cran. Il ne tient plus, et ne sait plus ce qu'il fait, seul la drogue compte. Il entaille le poignet de Jade, le sang coule. Peut être en reste t'il dans ses veines ? Il lèche le sang. Rien ne se passe. Il rugit de colère. Jade elle, commence à sentir une douleur lui engourdissant le bras, puis le noir dans lequel elle a sombré s'éclairci. De la lumière. Et elle la voit. Pour la première fois depuis des jours. Elle regarde autour d'elle. Une pièce sale et vide. Sébastien est à côté d'elle, mais ne la regarde pas. Il a la tête entre les mains, et tremble. Jade voit du sang sur ses lèvres, et regarde son bras. Ne supportant pas la vue du sang, elle détourne vite son regard, qui se pose sur le propre bras de Sébastien. Il est littéralement en train de pourrir. L'endroit où il se pique est repéré par une énorme croûte violacée. Jade détourne une nouvelle fois les yeux. Brusquement, le jeune homme se lève, et renverse la seule et unique table se trouvant dans la pièce. Plusieurs aiguilles tombent, ainsi qu'un flingue. Il sort de la pièce en titubant. Il a besoin de ça. Même s'il doit laisser cette pétasse seule avec son overdose, qu'elle crève ! Lui veut juste ce dont il a besoin. De toute façon, elle n'ira pas bien loin. Et sur ces bonnes pensées, il sort de l'immeuble. Jade, quand à elle, essaye de se lever péniblement. En titubant, elle sort elle aussi de l'immeuble, mais plus lentement que son prédécesseur. Elle repère une cabine téléphonique, appelle la police, et attend dans la cabine. La douleur étant insupportable, au bout de quelques minutes, et s'évanouie. Sébastien lui n'est toujours pas revenu.



Elle ouvre les yeux. Comme dans les livres, comme dans les films, comme maintenant, la pièce est blanche. Une machine bruyante est branchée près d'elle et une aiguille est plantée dans son bras. Peu importe, même les personnes vêtues de blanc tournoyant autour d'elle avec leurs questions ennuyeuses qu'elle ne cherche même pas à comprendre. Des courbatures la tiraillent ainsi que d'autres douleurs qu'elle ne parvient pas à identifier. Peut-être que son c½ur à fini par exploser finalement ? Il lui semble en miette aujourd'hui.Elle sombre encore dans un sommeil anesthésiant. Sébastien, lui, a été retrouvé par la police et arrêté. Il est maintenant en garde à vue en attente d'un jugement. Il le sait, il aura de la chance s'il échappe à la peine de mort. Mais il ne peut pas penser à ce qui attend. Il ne fait que penser au corps dénudé et meurtri de sa victime. Au plaisir intense qu'elle lui a procuré. Et il ne regrette rien. Si sa vie s'arrête, peu importe, elle aura bien fini. Il sait qu'il est courageux. N'ayant aucun tabou, il n'a jamais eu aucune frustration. C'est le seul à savoir ce qu'on ressent lorsqu'on est vraiment heureux, quitte à aller contre les lois. Tout le monde sait que les lois sont là pour nous empêcher de vivre. Lui, il a vécu, et plus intensément que quiconque.



Un mois a passé. Jade est sortie de l'hôpital. Selon ses différents psychologues, elle n'a aucun traumatisme voyant. Le contrecoup arrivera sûrement plus tard. Encore une fois, on la condamne à être malheureuse. Mais elle va bien ! Croyez-le ou non, elle a oublié. Sa mémoire est bloquée, elle ne se souvient de rien. Ca lui arrive souvent lorsqu'elle vit quelque chose qui lui est insupportable, son cerveau bloque automatiquement les souvenirs qu'elle veut refouler. Inconsciemment, elle va mal, mais comme elle ne le sait pas, elle va bien. Sébastien a été jugé et condamné à la prison à perpétuité. Mais voyant que son état mental était plus que préocupant, le juge a décidé de le placer dans un hôpital psychiatrique. Les médecins, étonnés que Jade s'en soit si vite remise, aussi bien mentalement que physiquement, ont proposé à Jade d'aller voir Sébastien. Jade a bien entendu refusé, mais aujourd'hui, elle doute. Qui sait, peut-être sait-elle au fond d'elle-même qu'elle a besoin de ça pour réactiver sa mémoire. Ce trou dans sa vie angoisse Jade. Tous les jours, elle y pense, et essaye de se rappeler. En vain. Alors, c'est décidé, demain, elle ira le voir. Elle n'en parlera pas à Jason, sinon il l'en empêchera. Il est devenu beaucoup plus attentionné depuis cette histoire, voire presque collant. Ca commence à agacer Jade, mais elle ne s'en plaindra pas. Au moins, elle n'a plus l'impression de faire tapisserie.



Jade est brusquement réveillée par une envie de vomir, comme tous les matins. A la même heure. Pour les même raisons. Ce cauchemar, trop réaliste mais tellement flou à la fois. Ce cauchemar qu'elle fait 24 heures par jour. Ce cauchemar qu'il a semé en elle. Vite, courir, cuvette, le recracher. Si seulement elle pouvait le cracher ! Elle pleure. Comme tous les matins. A la même heure. Pour les même raison. Vomir son coeur, son cerveau, vite ! Ne plus penser. Elle prend les cachets que lui a donné son medecin. Aujourd'hui, elle va dire non sans le dire. Jason a demandé un test de paternité. Il a été prouvé que l'enfant est de lui. Mais Jade le sait ! C'est un mensonge ! Elle le sent ! Et elle n'en veut pas ! Ce truc n'est pas à elle, il est a celui qui a bousillé encore plus sa vie, elle en est sûre. Mais Jason n'est pas d'accord pour l'avortement qu'elle désire corps et âme. "Tu ne tueras pas notre enfant". Ca fait trois mois. Tout va trop vite, elle ne comprend pas. Elle ne peut pas comprendre. Pourquoi doit-elle faire cela seule ? Ca la dégoute, mais pas autant que cette chose en elle. Alors, avec une aiguille à tricoté, elle l'enfonce dans son vagin, pour arriver devant l'utérus. Là, elle n'hésite même plus. Il faut le tuer avant qu'il ne la tue.

# Posté le lundi 04 août 2008 19:23

Modifié le lundi 30 mars 2009 06:31